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Difficile de la rater. Ses deux tours fumantes solidement enracinées en bordure de la ville en redessinent le paysage depuis plus de 40 ans.

La centrale nucléaire de Springfield  représente aussi l’un des principaux employeurs de la ville dont elle est l’unique producteur énergétique. 

Suffisamment indispensable pour être populaire ? Pas vraiment…

Souffrant d’un déficit d’image très prononcé, les équipes de communication de la centrale ont sollicité notre agence social media pour redresser la barre d’uranium.

Les enjeux : rassurer sur la dimension sécuritaire de l’édifice, communiquer sur les problématiques écologiques et rehausser l’image controversée de son dirigeant acariâtre.

PHASE 1 : CONSTAT & PROBLÉMATIQUE

Soucieuses d’appréhender au mieux ces enjeux, nos équipes se sont appuyées sur un diagnostic approfondi de la situation.

UNE EMPREINTE DÉSASTREUSE SUR L’ÉCOSYSTÈME LOCAL

Unique source d’énergie de la ville, la centrale est devenue un acteur incontournable du territoire, au grand désarroi des citoyens.

À mesure qu’elle produit cette énergie précieuse pour Springfield, la centrale multiplie les négligences et ravage l’écosystème local.

Dépôts de déchets radioactifs dans la ville, pollution des cours d’eau, quelques centaines d’infractions de sécurité, et la liste est encore longue : la centrale est tristement notoire pour son insouciance en matière d’écologie.

UNE FAUNE EN PROIE À DES MUTATIONS INQUIÉTANTES

Récemment, une découverte alarmante a provoqué une vague de panique au sein de la communauté…

Alors qu’il arpentait le lac de Springfield, un pêcheur s’est retrouvé avec un étrange poisson à trois yeux au bout de son hameçon.

Les habitants de Springfield ont rapidement fait le rapprochement avec la centrale qui se débarrasse de ses déchets radioactifs dans la principale étendue d’eau de la ville.

Scandalisés par cette pollution éhontée ils ont sauté sur l’occasion pour se manifester sur les réseaux sociaux.

Surnommé Blinky, le poisson mutant est devenu un martyre et symbole révolutionnaire

 

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Derrière #JusticePourBlinky, les internautes se sont rassemblés pour exprimer leur inquiétude et pour inciter les citoyens de Springfield à se mobiliser.

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Bien décidée à se faire entendre, la communauté s’est alors lancée dans des actions plus musclées.

À l’initiative de Lisa – éternelle militante – Martin Prince a mis en ligne une pétition appelant la centrale à assumer ses responsabilités.

Preuve de l’extrême impopularité de l’établissement, la campagne a rencontré un réel succès et devrait atteindre les 50 000 signatures en un temps record.

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(Cliquez sur l’image pour l’ouvrir en plein écran) 

UN ÉCOSYSTÈME PERTURBÉ

Les animaux mutants ne sont pas les seuls à mettre à mal l’image de la centrale.

Autrefois vantée pour sa qualité de vie et son environnement naturel d’exception, Springfield voit depuis quelques années ses espaces verts succomber à la pollution.

À ce jour, presque tous les arbres sont morts aux alentours de la centrale et il ne subsiste que quelques rares survivants.

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Cette carte illustre bien les contrastes de végétation à Springfield. Contrastes qui s’avèrent particulièrement saisissants aux abords de la centrale.  

Springfield est également témoin de phénomènes météorologiques pour le moins inquiétants.

Les habitants doivent occasionnellement affronter de redoutables pluies acides, qui viennent mettre à mal la tranquillité de la petite communauté urbaine.

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UN DIRIGEANT SANS SCRUPULES QUI S’ATTIRE LES FOUDRES DE LA COMMUNAUTÉ

Charles Montgomery Burns incarne l’épouvantail de la ville : la figure maléfique qu’il n’est pas bon de côtoyer. Son image désastreuse se répercute sur celle de son entreprise.

UN PUR PRODUIT DES TRAVERS DU CAPITALISME

Burns est un personnage arriviste et cupide uniquement guidé par la dictature du profit. Ultra-libéral, il est prêt à contourner ou biaiser toutes les réglementations pour arriver à ses fins.

Cette mentalité où l’avarice et les préoccupations mercantiles prennent le dessus sur l’humain déplaisent aux citoyens de la ville ainsi qu’aux principales puissances médiatiques.

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La dernière une de The Springfieldist est sans appel : la côte de popularité de l’entrepreneur est au plus bas.

Le dirigeant démontre notamment son absence de limites lorsqu’un gisement de pétrole est découvert sous l’école de Springfield.

Celui-ci ne se prive pas de subtiliser la propriété de la nappe, provoquant la faillite de l’établissement par la même occasion.

UNE FIGURE CRAINTE DES CITOYENS

Outre l’appât du gain, Burns se démarque également par son caractère cruel et tyrannique auprès de ses employés comme des habitants de Springfield.

Son regard agressif envenimé par ses dents aiguisées qui trahissent un sourire carnassier rendent le personnage fondamentalement inquiétant.

burns-chiens Restaurer l'image de la centrale nucléaire de Springfield (1/2)Les scènes dans lesquelles l’entrepreneur est surpris en train de lâcher les chiens aux trousses d’une personne jugée agaçante ou nuisible sont  devenues tristement courantes.

UN PDG GRAVEMENT MALADE

Au-delà de sa réputation, c’est aussi l’état de santé de Burns qui préoccupe Springfield.

Les différents examens passés par le dirigeant ont mis en lumière un état de délabrement très avancé de tout son corps, usé par le temps ainsi qu’une hygiène de vie trop instable.

Preuve de l’ampleur des dégâts, l’éminent docteur Hibbert a créé sa propre échelle pour situer l’indice de santé corporelle de ses patients.

Charles Montgomery Burns représente le dernier échelon : celui du corps le plus délabré ; l’équivalent d’un organisme mourant.

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(Cliquez sur l’image pour l’ouvrir en plein écran) 

Cette réputation pose nécessairement la question de la succession du dirigeant à la tête de la centrale nucléaire.

Il est stipulé dans le testament de celui-ci que son fidèle ami (et soupirant secret) Waylon Smithers reposera avec lui dans son cercueil.

Burns n’ayant nommé aucun héritier et le successeur naturel n’étant pas éligible, la pérennité de l’établissement paraît précaire et met en balance toute la stabilité énergétique de la ville.

UN AMATEURISME DANGEREUX

La sécurité est loin d’être une priorité dans la centrale nucléaire de Springfield. Créée en 1974, celle-ci n’a pas été entretenue depuis. Les lieux sont dans un piteux état, la technologie est obsolète, et les salariés sont à l’image de leur employeur : négligents.

Par ailleurs, l’entreprise est connue pour avoir frôlé maintes fois la catastrophe : celle-ci a effectivement évité de justesse la fusion du coeur de l’un de ses réacteurs nucléaires.

Bien conscients du danger, les habitants de Springfield vivent sous la menace constante d’un incident nucléaire.

UN DÉLABREMENT AVANCÉ

Si l’entreprise est rentable, celle-ci ne le doit certainement pas à la qualité de ses infrastructures.

Datant des années 1970, l’état des équipements utilisés par la centrale laisse à désirer. La centrale bat tous les records en matière d’insécurité.

Lors d’une inspection surprise, un agent a repéré pas moins de 342 violations de la réglementation ; du jamais vu dans l’histoire de l’énergie nucléaire !

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Ce document fourni par Channel 6 News illustre le décalage existant entre la centrale et les autres établissements de la ville.

Au rang de ses infractions on retrouve : des sorties de secours inexistantes et peintes sur les murs, des radiations qui stérilisent les employés, du plutonium utilisé comme presse-papier, ou encore un bouton à portée de tous permettant l’autodestruction de la centrale…

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Une infraction de plus sur la liste (déjà bien fournie) : l’utilisation de chewing-gum pour combler les brèches présentes dans l’une des tours de refroidissement.

DES FAILLES PERMANENTES DANS LA SÉCURITÉ

Déjà bien fragilisée, la sécurité est compromise par une négligence supplémentaire. Oubliez les systèmes de vidéosurveillance, les clôtures et les codes d’accès…

La centrale est accessible à tous et nul besoin d’autorisation : il suffit de trouver les clés cachées sous de faux cailloux pour rentrer.

Il y a quelques temps, l’événement #imposteurnucléaire a révélé aux yeux de tous ces failles de sécurité.

Certains habitants de Springfield se sont introduits dans la centrale et se sont fait passer pour des employés, avant de relayer leur infiltration sur Instagram.

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Sur un ton moqueur, les imposteur ont tourné en ridicule l’établissement et discrédité le travail de ses salariés.

DES EMPLOYÉS INCOMPÉTENTS ET PEU INVESTIS

L’incompétence et le manque d’investissement des employés malmènent l’image déjà bien écornée de la centrale. Peu qualifiés et paresseux, ceux-ci préfèrent les siestes à la sécurité.

Connu pour sa grande négligence, Homer Simpson a tout naturellement été nommé responsable de la sécurité. Fidèle à sa réputation, il prend des pauses à rallonge et ignore les alertes.

Détentrice de bien des records, la centrale n’a jamais connu une journée sans accident depuis sa création. Si bien qu’une expression la concernant a pris sa place dans le dictionnaire.

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BILAN ET OBJECTIFS

Globalement, la centrale nucléaire de Springfield souffre d’une image atomisée par sa négligence et son désintérêt pour l’environnement.

Les employés sont tire-au-flanc, je-m’en-foutistes et peu formés. Le patron quant à lui est craint des habitants de la ville et de ses employés, incarnant de façon tyrannique la figure même du capitalisme.

La communication prendra 3 directions :

1- Faire aboutir le remaniement de la centrale en faveur de l’environnement et de l’écosystème local.

2- Reconstruire la réputation du dirigeant et regagner la confiance des habitants de la ville, tout en impliquant les employés dont le travail au sein de l’usine est valorisé.

3- Compléter ce changement par une communication moderne et interactive, mettant l’accent sur les mesures prises concernant la sécurité et la formation des employés.

 

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