emojis_facebook_stratégie_marque Les six emojis de Facebook, un impact pour les marques ?
C’était attendu depuis plus de six ans et l’instauration d’un « j’aime » parfois un peu flou, Facebook diversifie les boutons de réaction aux publications via six emojis qui seront préalablement testés en Irlande et en Espagne. Si l’on oublie le désarroi des social media managers qui s’arrachent par avance les cheveux à l’idée de la complexité des reportings qu’ils devront fournir à leurs clients, qu’est-ce que ces emojis vont concrètement changer pour les marques et leur agence social media ?

Intensifier sa présence de marque grâce aux emojis

« J’adore », « haha », « yay », « wow », « triste », et « en colère ». Voilà les différentes réactions qui seront désormais proposées aux utilisateurs de Facebook lorsque ceux-ci voudront réagir aux publications sur le réseau. Une palette un peu plus large que le simple « j’aime » qui n’en disait pas plus sur la nature de notre état au moment d’appréhender le contenu (notamment quand celui-ci se plaçait dans une tonalité négative).

En innovant de la sorte, Facebook répond aux attentes des internautes sans froisser les marques. Alors que les premiers militaient pour une interaction plus poussée, les secondes redoutaient la funeste arrivée du bouton « je n’aime pas ». Rassurées, elles pourront continuer à prendre la parole sans risquer le bashing via un simple bouton de rejet.

Alors que certains s’interrogent sur l’effet de ces emojis, il est important de préciser que vouloir donner davantage de lisibilité aux émotions peut être considéré comme une action en faveur des marques. Dans son ADN le plus profond, l’objectif d’une marque est d’avoir de l’impact dans la vie d’un consommateur. Son but n’est pas uniquement de convaincre quelqu’un d’utiliser son produit mais de le « marquer », d’attiser sa curiosité et de générer des émotions très puissantes.

En Anglais, le mot « brand » vient de l’Allemand « brennen » qui signifie « brûler ». Il s’agissait de la marque que l’on apposait – au fer rouge – sur le bétail pour démontrer son appartenance à un troupeau. La brûlure devenait le témoin d’un ancrage profond, d’une trace laissée sur l’animal. Une image violente mais surtout très forte qui permet de prendre conscience de l’impact qu’une marque cherche à créer auprès de son audience, à chaque intervention, discours ou campagne marketing mis en place: elle ne peut laisser sa cible indifférente.

Une nouveauté qui va obliger les marques à affiner les objectifs de leurs stratégies digitales

Ces six emojis proposés ne sortent pas de nulle part : il s’agit des six émotions les plus exprimées sur le réseau. Une analyse approfondie des stickers les plus partagés sur Facebook a permis de les déterminer.

Dès lors, les marques ne devront plus chercher de l’engagement brut, uniquement quantifié par des likes, mais viser plus particulièrement l’une de ses émotions, en adéquation avec leur plateforme, leur storytelling et la tonalité de leur prise de parole.

Quand un minutebuzz cherchera à faire exploser son compteur de « haha », Gopro ou Redbull viseront plutôt les « wow ». Chacun son domaine. Ce qui est certain, c’est que le Brand Content devra être pensé pour viser ces émotions précises qui indiqueront avec plus de précision si la communauté est, non seulement, touchée par le message mais, surtout, réagit de la manière souhaitée. Alors seulement, l’impact tant espéré par la marque sera validé et celle-ci partagera les mêmes valeurs que sa communauté.

Si Facebook confirme l’expérience et la globalise en incluant tous les pays dans lesquels il est autorisé, annonceurs et agences devront se réadapter, notamment dans l’élaboration de KPIs pertinents et adaptés au coeur de cible ainsi qu’à la plateforme de marque. Ce n’est plus vraiment la loi du plus fort, mais plutôt celle du plus précis. Soyez fins.

 

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